lundi 22 décembre 2014

Le moteur à l'arrière, un bon choix ? L'exemple de la nouvelle Twingo.

Si vous venez de faire l'achat d'une nouvelle Twingo, ne cherchez pas le moteur sous le capot avant. Le ou la commercial(e) de chez Renault a dû vous en avertir, mais il est peut probable que vous ayez possédé auparavant une voiture disposant d'un moteur... à l'arrière.
A moins d'être le chanceux propriétaire d'une sportive type Ferrari ou Porsche ou d'être titulaire de votre permis de conduire depuis plus de 40 ans, ouvrir le coffre pour faire votre vidange ou vérifier vos niveaux peut vous paraître saugrenu.

La nouvelle Renault Twingo est sortie en Septembre 2014
Crédit photo: blog-moteur.com
Car dans une autre vie, Renault était spécialiste du "tout à l'arrière" avec notamment les 4 CV, Dauphine et R8 dont la fameuse version Gordini est restée gravée dans les mémoires. Depuis les R8 et R10 justement, la marque au losange n'avait plus produit que des tractions avant, abandonnant pour des décennies la propulsion et le moteur dans le dos pour la grande série.

La Twingo, descendante de la populaire 4CV
Crédit photo: linternaute.com

Si l'on se demande pourquoi Renault semble effectuer un retour aux sources, il faut aller chercher la réponse outre-Rhin, chez Mercedes. Les marques française et allemande sont en effet entrées en partenariat depuis quelques années. Vous avez certainement déjà dû croiser des Kangoo arborant une étoile sur le bout du capot: le Mercedes Citan. Autre exemple de l'alliance Renault-Mercedes, on retrouve le moteur dCi sous le capot de la Classe A.

En fait, la Twingo n'est autre qu'une cousine de la toute nouvelle Smart Forfour. D'où une architecture originale, que Smart utilise depuis leur tout premier modèle, sorti en 1998. Rassurez-vous donc, nul besoin de s'appeler Romain Grosjean ou Sébastien Loeb pour être en capacité de maîtriser cette nouvelle Twingo avec moteur à l'arrière. Les conducteurs de Smart s'en sortent très bien pour se faufiler en ville depuis plus de 15 ans.

Alors certes, ce parti pris technique entraîne quelques inconvénients: une propulsion à moteur arrière ne se conduit pas comme une traction classique. Ainsi, le premier virage se transformerait en cauchemar si Renault n'avait pas bardé sa voiture d'aides électroniques à la conduite. Tant mieux pour la sécurité me direz-vous, mais gare aux pannes !
Deuxièmement, ne vous éloignez pas trop de votre domicile pour aller faire vos courses car vos produits frais et surgelés pourraient se transformer en soupe. Malgré un isolant placé au dessus du moteur, ça chauffe dans le coffre.
Non, le moteur n'a pas été monté à l'envers
Crédit photo: lefigaro.fr

A part ça, les essayeurs professionnels ont été globalement enchantés par cette propulsion à moteur arrière. Le comportement est vif, les moteurs 3 cylindres sont pétillants. De plus, le train avant étant très léger, la Twingo est un régal pour les manoeuvres en ville.

Bref, le "tout à l'arrière" (transmission + moteur à l'arrière) procure plus d'avantages que d'inconvénients, surtout en ville. Surtout, on se prend à rêver d'une héritière aux mythiques R8 Gordini et R5 Turbo.

Voies élargies, jantes spécifiques, béquet, prises d'air supplémentaires: est-on en présence de la future version sportive de la Twingo III ?
Crédit photo: autocar.co.uk
A ce propos, Renault prévoirait de sortir une version "GT" disposant du moteur 0.9 TCE gonflé à 120 chevaux et d'un boîte automatique à double embrayage. Rendez-vous vers 2015 pour découvrir cette bombinette, et à très bientôt sur ce blog pour l'essai de la Twingo III "civilisée".

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