samedi 27 décembre 2014

Formule 1: la saison 2015 se prépare... en coulisses

Alors que la saison 2014 a été conclue il y a plus d'un mois par le titre de Lewis Hamilton, le paddock s'organise en attendant les essais hivernaux.
La liste des engagés est désormais connue puisque tous les transferts sont actés depuis l'officialisation de l'arrivée de Fernando Alonso chez McLaren-Honda.

Intéressons-nous donc aux équipes et aux pilotes qui constitueront la grille 2015 et aux multiples enjeux de cette nouvelle saison, la 66ème depuis la création du championnat en 1950.

Lewis Hamilton
Crédit: eurosport.com
Mercedes :
Lewis Hamilton (n°44)
Nico Rosberg (n°6)

Auréolé d'un deuxième titre de champion du monde qu'il a obtenu avec la manière, Lewis Hamilton n'aura plus grand chose à prouver en 2015 au contraire de son équipier Nico Rosberg. Ce dernier a raté le coche pour quelques points cette saison. L'allemand aura certainement une seconde chance car il est probable que sa voiture, dont le châssis et le moteur étaient au-dessus du lot en 2014 soit de nouveau très compétitive. A bientôt 30 ans, Rosberg ne devra pas laisser passer trop de temps s'il veut égaler le palmarès de son père, Keke Rosberg.

Red Bull-Renault:
Daniel Ricciardo (n°3)
Daniil Kvyat (n°26)

Red Bull a un nouveau leader. Depuis 2009, Sebastian Vettel tenait la maison autrichienne avec le succès que l'on connaît. Seule ombre au tableau, une saison 2014 catastrophique pour le champion allemand qui n'a pas remporté une seule course et a même été surclassé par son coéquipier Daniel Ricciardo. Du jamais vu depuis ses débuts en 2008 !
Ricciardo donc, devra simplement prier pour que le moteur Renault soit à la hauteur et lui permette de remporter des courses à la régulière en 2015. Il sera épaulé par Daniil Kvyat, un jeune pilote russe qui a débuté chez Toro Rosso en 2014 et qui ne devrait pas trop lui faire d'ombre.

Williams-Mercedes:
Felipe Massa (n°19)
Valtteri Bottas (n°77)

L'illustre écurie Britannique renaît de ses cendres ! Depuis la fin de leur collaboration avec BMW, Frank Williams et ses acolytes ont petit à petit sombré vers le fond de grille. En 2014, c'est un autre constructeur allemand qui les a motorisé et l'alchimie a fonctionné. Le moteur est le meilleur du plateau, le châssis est bien né. Felipe Massa a relancé une carrière qui était au point mort chez Ferrari et Valtteri Bottas a fait figure de révélation de l'année, au même titre que Daniel Ricciardo.

Ferrari
Sebastian Vettel (n°5)
Kimi Raïkkönen (n°7)

Après une période de vaches maigres, la scuderia s'en remet à un pilote Allemand champion du monde pour redresser la barre. Cela ne vous rappelle rien ? Les italiens nous avaient fait le coup il y a presque 20 ans avec Michaël Schumacher. On ne peut que souhaiter à Sebastian Vettel de connaître le même destin. Il faudra toutefois être patient, car Ferrari devra d'abord se remettre d'un exercice 2014 délicat. En termes de statistiques, c'est d'ailleurs leur pire saison depuis des décennies.
Et les inconnues sont nombreuses: le châssis sera t-il digne du palmarès de la marque ? Vettel pourra t-il gagner à la régulière sans la meilleure voiture ? Enfin, Kimi Räikkönen sera t-il autre chose que l'ombre de lui-même ? Les tiffosi attendent Ferrari au tournant.

Sebastian Vettel, le nouveau "baron rouge"
Crédits: evo.co.uk
McLaren-Honda
Fernando Alonso (n°14)
Jenson Button (n°22°

On efface tout, et on recommence. 2015 est la saison des retours pour McLaren. 25 ans après, Honda motorise l'écurie Anglaise. Les nostalgiques de l'époque Senna/Prost en ont déjà l'eau à la bouche. Pour piloter cet attelage, deux champions du monde ont été promus: Fernando Alonso et Jenson Button. C'est la paire de pilotes la plus expérimentée du paddock (28 saisons de F1 à eux deux !)et certainement un des plus talentueuses. Si le moteur Honda est performant et que le châssis est enfin à la hauteur, Alonso et Button, appuyés par le jeune Kevin Magnussen dans le rôle du 3ème pilote risquent de faire des étincelles.

Ces 5 top teams devraient logiquement tenir le haut du pavé. Si ce n'était pas le cas, ce serait décevant pour ces équipes. Mais comme chaque, le titre ne dévolu qu'à une seule équipe, et un seul pilote.

Du côté des autres équipes, il faudra surveiller les progressions de Force India qui avait fait forte impression début 2014 et de Lotus qui a deux atouts dans sa manche: un moteur Mercedes et Romain Grosjean. Ne parlez pas de la saison 2014 aux hommes de Lotus, ils l'ont déjà oubliée...

Voici le détail de cette grille:

Force India-Mercedes
Sergio Perez (n°11)
Nico Hülkenberg (n°27)

Toro Rosso-Renault
Max Verstappen (n°33)
Carlos Sainz Jr (n°55)

Lotus-Mercedes
Romain Grosjean (n°8)
Pastor Maldonado (n°13)

Sauber-Ferrari
Marcus Ericsson (n°9)
Felipe Nasr (n°12)

A noter qu'un record est d'ores et déjà tombé, celui du plus jeune pilote à avoir jamais pris le départ d'un grand prix. Il est désormais détenu par Max Verstappen qui a fêté ses 17 ans en septembre dernier.

Enfin, ayons une pensée pour Jules Bianchi toujours hospitalisé dans un état critique. Ce pilote au talent extraordinaire manquera à la formule 1 en 2015. Son accident tragique rappelle s'il en était besoin que les sports mécaniques restent dangereux et que les pilotes sont de véritables héros risquant leur vie à chaque tour de circuit.




vendredi 26 décembre 2014

Vidéo: Mazda LM55 Vision Gran Turismo

Pour Noël, les possesseurs du jeu Gran Turismo 6 ont eu un beau cadeau de la part des concepteurs du jeu et de Mazda.
Après Toyota, Subaru ou encore Infiniti, le constructeur d'Hiroshima a développé un prototype virtuel. Et on peut dire que ce dernier fait rêver.

Bien orchestrée, cette vidéo débute par une chanson de Noël bien connue remixée à la sauce nippone. Un gros paquet au centre de la scène contient cette supercar que l'on aurait tous aimé avoir sous le sapin. Le son de la voiture évoque les anciens V8 de Formule 1. Un régal...

Ce prototype Mazda rappelle les voitures engagées par la marque à l'occasion des 24 heures du Mans. Un bel hommage, puisque Mazda avait lancé il y a 30 ans un prototype à moteur rotatif et remporté la prestigieuse épreuve en 1991. 
Et si cette voiture sortait du jeu pour rouler sur les pistes d'endurance ? Là encore, cela fait certainement partie du rêve.

Enfin, vous verrez dans cette vidéo que cette automobile virtuelle est un bel outil de promotion pour la marque japonaise, promouvant son nouveau design baptisé "kodo" que l'on retrouve sur les productions de série.

Assez parlé, je vous laisse découvrir cette vidéo. Régalez-vous, et je vous souhaite au passage un joyeux Noël !


lundi 22 décembre 2014

Le moteur à l'arrière, un bon choix ? L'exemple de la nouvelle Twingo.

Si vous venez de faire l'achat d'une nouvelle Twingo, ne cherchez pas le moteur sous le capot avant. Le ou la commercial(e) de chez Renault a dû vous en avertir, mais il est peut probable que vous ayez possédé auparavant une voiture disposant d'un moteur... à l'arrière.
A moins d'être le chanceux propriétaire d'une sportive type Ferrari ou Porsche ou d'être titulaire de votre permis de conduire depuis plus de 40 ans, ouvrir le coffre pour faire votre vidange ou vérifier vos niveaux peut vous paraître saugrenu.

La nouvelle Renault Twingo est sortie en Septembre 2014
Crédit photo: blog-moteur.com
Car dans une autre vie, Renault était spécialiste du "tout à l'arrière" avec notamment les 4 CV, Dauphine et R8 dont la fameuse version Gordini est restée gravée dans les mémoires. Depuis les R8 et R10 justement, la marque au losange n'avait plus produit que des tractions avant, abandonnant pour des décennies la propulsion et le moteur dans le dos pour la grande série.

La Twingo, descendante de la populaire 4CV
Crédit photo: linternaute.com

Si l'on se demande pourquoi Renault semble effectuer un retour aux sources, il faut aller chercher la réponse outre-Rhin, chez Mercedes. Les marques française et allemande sont en effet entrées en partenariat depuis quelques années. Vous avez certainement déjà dû croiser des Kangoo arborant une étoile sur le bout du capot: le Mercedes Citan. Autre exemple de l'alliance Renault-Mercedes, on retrouve le moteur dCi sous le capot de la Classe A.

En fait, la Twingo n'est autre qu'une cousine de la toute nouvelle Smart Forfour. D'où une architecture originale, que Smart utilise depuis leur tout premier modèle, sorti en 1998. Rassurez-vous donc, nul besoin de s'appeler Romain Grosjean ou Sébastien Loeb pour être en capacité de maîtriser cette nouvelle Twingo avec moteur à l'arrière. Les conducteurs de Smart s'en sortent très bien pour se faufiler en ville depuis plus de 15 ans.

Alors certes, ce parti pris technique entraîne quelques inconvénients: une propulsion à moteur arrière ne se conduit pas comme une traction classique. Ainsi, le premier virage se transformerait en cauchemar si Renault n'avait pas bardé sa voiture d'aides électroniques à la conduite. Tant mieux pour la sécurité me direz-vous, mais gare aux pannes !
Deuxièmement, ne vous éloignez pas trop de votre domicile pour aller faire vos courses car vos produits frais et surgelés pourraient se transformer en soupe. Malgré un isolant placé au dessus du moteur, ça chauffe dans le coffre.
Non, le moteur n'a pas été monté à l'envers
Crédit photo: lefigaro.fr

A part ça, les essayeurs professionnels ont été globalement enchantés par cette propulsion à moteur arrière. Le comportement est vif, les moteurs 3 cylindres sont pétillants. De plus, le train avant étant très léger, la Twingo est un régal pour les manoeuvres en ville.

Bref, le "tout à l'arrière" (transmission + moteur à l'arrière) procure plus d'avantages que d'inconvénients, surtout en ville. Surtout, on se prend à rêver d'une héritière aux mythiques R8 Gordini et R5 Turbo.

Voies élargies, jantes spécifiques, béquet, prises d'air supplémentaires: est-on en présence de la future version sportive de la Twingo III ?
Crédit photo: autocar.co.uk
A ce propos, Renault prévoirait de sortir une version "GT" disposant du moteur 0.9 TCE gonflé à 120 chevaux et d'un boîte automatique à double embrayage. Rendez-vous vers 2015 pour découvrir cette bombinette, et à très bientôt sur ce blog pour l'essai de la Twingo III "civilisée".